Description
Voyage à dos de mérou renoue avec la tradition du roman d’aventure scientifique illustré du XIXe siècle.
Le spectre du roman philosophique du XVIIIe siècle n’est pas très loin non plus, tant les interrogations du scientifique d’aujourd’hui, de celui qui s’intéresse à l’infiniment petit comme à l’infiniment grand, rejoignent celles du philosophe.
Pour autant, il ne s’agit pas là d’un roman didactique, le propos de l’auteur étant davantage de nourrir l’action de faits et réalités scientifiques.
C’est un roman fantastique, plutôt dans l’esprit de Kafka : l’élément fantastique est perturbateur et isolé dans un océan de petites choses ordinaires.
C’est aussi un roman à digressions, les deux héros ayant des visées encyclopédistes qui ne sont pas sans évoquer celles de Bouvard et Pécuchet.
L’ouvrage réunit en un seul volume les deux tomes d’une histoire qui serait comme une sorte d’Iliade qui viendrait après une manière d’Odyssée. En plus moderne, bien sûr, et avec moins de Grecs.
Il s’agit là du premier roman de Laurent Frontère, peintre et sculpteur, un roman destiné à un public d’adultes et d’adolescents.
Prix Révélation des journées du livre d’Orthez 2008
L’histoire

Givers et Cuvelier ont tous deux du vague à l’âme lorsqu’ils découvrent un mérou géant échoué sur une plage des Landes. Qui plus est, le mérou parle, ce qui n’en finit pas de les étonner.
Le mérou est bon poisson et se propose de conduire nos deux personnages, sur son dos, du côté de Cabo da Roca, au Portugal, où aura lieu une éclipse de soleil dix jours plus tard. On apprend par la suite que si le mérou parle, c’est parfaitement normal et dû à un double empoisonnement.

Juchés sur le mérou, nos héros apprennent à se connaître, et la balade se révèle riche en péripéties. Sous l’emprise de la cocaïne, le mérou saura-t-il saisir ce qui fait le propre de l’homme ?

La fin du premier tome verra peut-être le trio arriver à bon port, ou peut-être un événement hors du commun les placera-t-il sur une trajectoire inattendue. Peut-être nos héros passeront-ils tout un second tome à comprendre ce qu’il leur est arrivé et à se sortir d’une ornière qui n’est sans doute pas sans rapport avec la théorie des cordes.
Et Maurice Allais, notre prix Nobel de l’économie décédé en 2010, apportera-t-il une contribution précieuse au dénouement de la situation ?