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couverture Lettres espiegles
     
Lettres espiègles
Caillot Duval
(pseudonyme de messieurs Alphonse de Fortia de Piles et Louis Boisgelin de Kerdu)
Editions Bretzel
282 pages
14 x 20,5 cm
18 euros,

ISBN 978-2-9551648-2-2







































































































couverture Lettres espiegles
      
Portrait présumé de
Louis Boisgelin de Kerdu


    Les Lettres espiègles
de deux jeunes nobles désoeuvrés à la veille de la Révolution
- Présentation des auteurs -

 
     Sous le pseudonyme de Caillot Duval se cachent deux nobles, lieutenants du régiment du Roi, encasernés à Nancy pendant l'hiver 1785 et que le désoeuvrement a poussé à imaginer le canular qui assurera leur postérité : le comte Alphonse Fortia de Piles et le chevalier Louis Boisgelin de Kerdu. Signalons ici qu'ils ont un complice, sensiblement plus âgé, en l'occurrence François Jourgniac de Saint-Méard ; en outre, Alexandre Grimod de la Reynière, célébré aujourd'hui comme critique gastronomique, fait partie de ce même cercle de joyeux farceurs. Ces gens sont il est vrai assez coupés des dures réalités quotidiennes qui sont le lot commun de la plupart de leurs concitoyens.
   La Révolution leur tombera dessus, avec ses épisodes les plus atrocement barbares, les laissant désemparés et traumatisés à vie ; d'autres parmi leurs proches y ont laissé leur tête.
   Nous nous contenterons ici de donner des éléments biographiques relatifs aux seuls auteurs, pour une bonne partie inspirés par wikipedia, renvoyant le lecteur à notre ouvrage pour plus de détails.


   Alphonse Fortia de Piles
  Alphonse Toussaint Joseph André Marie duc de Fortia comte de Piles (Marseille, 1758 - Sisteron, 1826) a publié une cinquantaine d’ouvrages et de pièces musicales, parfois très  sérieux, parfois aussi très acerbes, parmi lesquels il semble que l’on retiendra au premier chef la Correspondance philosophique, polissonnerie qu’il a écrite avec un complice, et sous un pseudonyme. La renommée prend parfois de curieux chemins de traverse !
   Son père, Alphonse Toussaint de Fortia (1735-1791), calculateur prodige, semble bien avoir eu quelques symptômes de l’autisme et n’aura pas le temps de succéder au grand-père Toussaint Alphonse (1714-1801), procureur viguier royal de Marseille, charge héréditaire dont doit hériter le jeune Alphonse. En attendant que la chose advienne, il entre au service dans les chevau-légers de la garde du roi et est nommé lieutenant, un gentilhomme étant obligé de porter l’épée pour devenir chevalier de Saint-Louis. Paul Lacroix prétend que, par oisiveté, dans ses quartiers nancéiens, s’éloignant inexorablement de ses camarades par ses goûts studieux et artistiques (dans ces années, il compose quelques sonates et fait représenter quatre opéras de sa composition), il s’essaie à la mystification en s’exerçant sur les officiers de son régiment. Mais ces mystifications lui auraient valu plusieurs duels, ainsi que quelques blessures ; c’est pourquoi « il chercha un théâtre plus vaste pour mettre en scène ses fantaisies goguenardes ». Lacroix décrit, non sans quelque contradiction, un personnage solitaire, aigri, misanthrope et impulsif, mais aussi, pince sans rire et flegmatique. On peut affirmer sans trop de risque, au vu des déclarations d’intention de Caillot Duval, que Fortia de Piles est animé d’un sentiment de supériorité bien aristocratique par rapport à ses contemporains qu’il juge prompts à la satisfaction d’eux-mêmes et d’une crédulité crasse. Dès 1785, plus porté vers la musique et la littérature que vers les armes, il publie, avec la complicité de Boisgelin de Kerdu, un pamphlet contre le mesmérisme, sous la forme de lettres canulars, Mesmer étant considéré, avec son baquet octogonal, comme un vulgaire charlatan et les disciples du magnétisme et du somnambulisme (on dirait hypnose), comme des imbéciles trop crédules. Suit alors la Correspondance philosophique de Caillot Duval, toujours avec le même complice. La sympathie des deux hommes est avérée puisqu’ils voyageront en bons compagnons pendant deux années d’exil. Cette sympathie est naturelle : les deux hommes sont chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem et francs-maçons ; ils sont cultivés, ont tous les deux des attaches aixoises. Précisément, en 1786, le Marseillais Fortia de Piles se marie, par convenance,  avec une demoiselle de Cabre de Roquevaire, fille d’un président à mortiers au parlement d’Aix — Les ignorants seront heureux d’apprendre que le mortier en question désigne le couvre-chef qui les distinguent du vulgaire.
Fortia de Piles a été radié des cadres en octobre 1788, tandis que Boisgelin en fait partie sans doute jusqu’en 1790, date d’une insurrection militaire à Nancy. La Révolution l’aurait dépossédé de ses biens. Avec son complice Boisgelin, il est poussé à l’exil. D’août 1790 à la mi-1792, ils effectuent ainsi un long voyage en Europe du Nord et de l’Est. En 1792, Fortia de Piles rentre en France, à Marseille où il est un temps incarcéré. Relâché, il publie la Correspondance philosophique et écrit pour s’assurer quelques ressources. Le Voyage de deux Français au Nord de l’Europe, en Allemagne, Danemark, Russie, Suède et Pologne est publié, en 5 volumes, l’année 1796. On y trouve une relation précise et sérieuse qui tranche avec les plaisanteries habituelles de Caillot Duval. Par la suite, Fortia de Piles publiera nombre d’ouvrages polémiques et dénonciations en tout genre, en particulier contre les Jacobins, Napoléon, la bibliographie Michaud ou la géographie universelle de Guthrie, ainsi que des recueils d’anecdotes comme Omniana, extrait des archives de la société des Gobe-mouches (1808). À partir de 1808, quelques ouvrages sont publiés en collaboration avec un certain Gabriel Augustin Guys de Saint-Charles (1758-?), camarade d’enfance de La Reynière, un des fils de Pierre Augustin Guys (1720-1799), écrivain reconnu et ami des Chénier.
Fortia de Piles se signale aussi par ses positions ultra-royaliste. Il a hérité en 1801 du titre de duc de Fortia, de Toussaint Alphonse de Fortia de Piles (1714-1801), son grand-père (Voir généalogie
http://gw.geneanet.org/pierfit).
   Ce vieux ronchon termine sa vie, à Sisteron. Ses enfants morts en bas âge, par lui s’éteint la lignée des Fortia de Piles.


 Louis Boisgelin de Kerdu
   Pierre Marie Louis dit Louis Boisgelin de Kerdu, — on trouve aussi : Kerdru — , cadet de la noblesse bretonne né en 1758 à Plélo (22) et mort en 1816 à Pleubian (22), est reconnu comme un écrivain français.
  Il fait ses études au séminaire Saint-Sulpice puis devient chevalier de Malte en 1782. Sous-lieutenant au régiment du roi en 1784, corps qu’il a intégré en 1776, il se lie d'une étroite amitié avec le comte de Piles, duc de Fortia. Nous savons ce que doit la correspondance de Caillot Duval à cette amitié. Augustin Thierry prétend que cette correspondance fut précédée par de tapageuses escapades nocturnes.
  L’amitié de Louis pour Fortia de Piles, qui est marseillais, est probablement lié à l’implantation aixoise des Boisgelin. Jean de Dieu Boisgelin de Cucé, un cousin, est archevêque d’Aix quand le frère aîné de Louis, Gilles Dominique (1753-1794), comte de Boisgelin, se marie en 1774 avec une Aixoise, Adélaïde de Laurens de Peyrolles. La carrière militaire de ce dernier le voit promu général de brigade ; mais, en 1792, il refuse de servir dans l’armée de Luchner et est guillotiné en 1794, de même que son épouse.
  Un autre de ses frères, Thomas (1754-1792), est abbé, puis vicaire général. Il s’éprend follement d’une maîtresse de Louis XV, madame de Cavanac, ce qui lui vaut d’être « interdit d’épiscopat ». Il refuse de prêter serment à la constitution et sera victime des massacres de septembre 1792, signe d’une indéniable fragilité familiale au niveau du cou.
  Louis a aussi des sœurs : Catherine (1757-1822), demoiselle de Saint-Cyr et chanoinesse, et Emmanuelle-Jeanne et Emmanuelle Nathalie dont on ne sait rien ; enfin, un dernier frère, Toussaint-Marie, (1756-1798), capitaine de vaisseau.
  Louis est promu lieutenant en 1788. Pendant la Révolution, il quitte la France et voyage en Europe Centrale et en Russie. [Les informations biographiques trouvées sur la période 1788-1815 sont sujettes à caution] En 1793, ayant abandonné la robe de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, il reste un temps à Malte, puis il se rend à Toulon. Avec l'accord du futur Louis XVIII de Bourbon, il lève le régiment baptisé "Royal Louis". Il est blessé au siège de Toulon. Après la victoire des armées républicaines, le "Royal Louis" se replie en Corse où le régiment est dissous,  puis Boisgelin participe à la campagne de Quiberon dans les rangs de la coalition (1794-1795).
  Louis émigre ensuite en Angleterre et publie à Londres Ancient and Modern Malta (Malte ancienne et moderne) en 1804 dans lequel il dresse un tableau de l’île et retrace l’histoire de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. Comme Fortia, il publie une relation de ses voyages en Danemark et en Suède, en 1810 et en langue anglaise. Il rentre en France en 1815 [Certaines sources indiquent faussement 1805] et meurt peu après. Il n'a jamais pu obtenir de Louis XVIII, pour lui comme pour les officiers et les soldats de son régiment, leurs pensions. Il légue son œuvre littéraire à la Bibliothèque Méjanes d’Aix-en-Provence.
  Généalogie : voir
http://gw.geneanet.org/caillotduval




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